Mairie


52 chemin des écoliers
82100 Les BARTHES

Horaires :
Lundi de 13h30 à 17h30
Jeudi de 8h00 à 12H00

Tél : (+33) 5 63 31 62 54
Nous contacter

Accès

Accueil /La commune / Histoire et patrimoine


Histoire et patrimoine

Extrait de la carte de France de Cassini - XVIIe siècle
Extrait de la carte de France de Cassini - XVIIe siècle

Un peu d'histoire...

Comme la mémoire est volatile et également pour informer les nouveaux habitants de la commune, nous rappelons ici quelques faits de l’histoire des Barthes.

Sa naissance, tout d’abord, qui ne s’est pas produite à une date précise, comme ce fut le cas pour nos voisins de Labastide du Temple : en 1260, par l’octroi d’une charte d’une autorité religieuse, en l’occurrence la Commanderie des Templiers de Lavilledieu du Temple.

Qui dit naissance évoque tout naturellement le nom. Celui de notre commune atteste de l’ancienneté de l’habitat, car «Las Bartas» est d’origine pré-celtique, c’est à dire antérieure à 2500 ans avant Jésus-Christ (- 2500 ans). Idem pour le quartier de Larrouy, au bord du Tarn.

Plus près de nous, au premier siècle avant Jésus-Christ, la présence d’une garnison romaine au lieu-dit «la Mothe des Argigals», non loin du village actuel, a été attestée par la découverte, au XIXe siècle, d’un trésor de pièces d’argent neuves ( environ 350) frappées à l’effigie de la République romaine, donc antérieures à l’empereur Auguste ( - 28), le premier de la lignée.

Ce trésor a été transféré à Paris et y a été dispersé, malheureusement.

L’époque gallo-romaine a vu s’établir des domaines en bordure du Tarn (villa) dont un exemplaire a laissé des vestiges au lieu-dit « Camp de Lizac ».

Peu ou pas de traces depuis le Haut Moyen Age jusqu’aux alentours de l’an Mil, où la création de l’église par l’Abbaye de Moissac, et dédiée à St Sulpice, est attestée dans les archives de la dite abbaye (document de 1073) avec l’implantation d’un habitat entourant l’édifice religieux progressivement. A noter que la dédicace à St Sulpice fut transformée en consécration à St Simplice, militaire romain martyrisé pour sa foi chrétienne.

Parallèlement, un peu plus tard, au XIIIe siècle, la puissante famille GRIMOARD, de Castelsarrasin, qui possédait des terres en bordure du Tarn, y fit élever un château fortifié dans le but évident de surveiller la circulation fluviale et y exercer ses droits de pêche. Tout naturellement, un habitat nouveau se fixa près du château, et constitua progressivement un village dit comtal. Une troisième composante s’établit sur la terrasse, entre Castelsarrasin et Labastide du Temple, dépendant de la Commanderie des Templiers, puis des Hospitaliers quand les Templiers furent anéantis par le roi Philippe le Bel et le pape. Cet espace était consacré essentiellement à la culture de la vigne, et constitua le quartier de «  La Font de Tuile » (présence d’une fontaine et d’une tuilerie-poterie, à proximité de croisement des départementales D72 et D79 actuelles) . Une date repère de constitution de la commune telle que nous la connaissons aujourd’hui est 1271, quand les consuls ( ancêtres de nos conseillers municipaux d’aujourd’hui ) prêtèrent serment de fidélité au roi de France qui remplaçait désormais le comte de Toulouse en tant qu’autorité civile régionale.

L'église des Barthes avec son clocher, disparu aujourd'hui
L'église et son clocher, avant qu'il ne s'effondre lors d'une tempête en Décembre 1949

Nous franchissons plusieurs siècles pour atteindre la seconde moitié du XVIe, période très troublée dans notre histoire et particulièrement autour de Montauban, place forte de la nouvelle religion protestante.

En 1568, les troupes montalbanaises mettent à sac le château et l’église des Barthes.

En 1592, c’est au tour des Ligueurs du Duc de Joyeuse de ruiner le château qui ne s’en relèvera pas.

L’église sera reconstruite en 1637, une première fois , et une seconde, dans sa forme actuelle, en 1904.

Rappelons que le choix de l’emplacement de la reconstruction de l'église donna lieu à une bataille idéologique épique entre les «anciens», partisans de l’emplacement primitif, et les «modernes» qui voulaient rapprocher l’édifice religieux du bourg. Au final, les «anciens» eurent gain de cause, mais ce ne fut pas sans dommage pour l’unité de la commune.

Deux évènements douloureux vinrent ressouder les liens entre les deux camps : la guerre de 1914-1918 où de nombreux jeunes laissèrent leur vie, et la terrible inondation des 3 et 4 Mars 1930. Cette crue millénaire provoqua la destruction de la quasi-totalité des bâtiments de la localité, notamment ceux du bourg situé en bordure du Tarn. Conséquence de cette catastrophe, le village fut reconstruit sur un nouvel emplacement, celui que nous connaissons aujourd’hui, plus à l’abri des crues de la rivière.

2010 - D’après un article de Louis Lemouzy, ex-Président de l’Association « Les Barthes 2002 »

(Association Barthaise de Défense du Patrimoine local)

L'église Saint-Simplice

 

Cliquer sur l'image pour télécharger la plaquette d'information,

éditée en Septembre 2017, à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine

Origine des noms de quartiers, lieux-dits et autres toponymies des Barthes

    Les Barthes

    Le nom d'ensemble de Les Barthes provient de l'occitan BARTA, d'origine pré-latine, signifiant buisson, hallier, lieu humide couvert de broussailles. La présence du h après le t est due à la graphie abusivement grecquisante des scribes du Moyen-Age, par référence au thêta grec.

      La rivière

      Ce quartier, situé au sommet de la boucle du Tarn, a reçu son nom à une époque relativement récente, vu sa consonnance française.

      Paillot

      Possession de Lizac, comme l'atteste la même appellation portée par le quartier situé en face, sur la rive droite du Tarn. A noter que, sur la carte de Cassini, au XVIIIe siècle, l'orthographe en était "Paillote", ce qui voudrait dire qu'il y avait là des cabanes modestes aux toits de chaume.

      Camp de la Pigasse

      Ainsi nommé, vraisemblablement, à cause de sa forme rappelant celle d'une hache, nom occitan de cet outil...

      La Grave

      C'est à cause d'un sol caillouteux dans lequel purent avoir lieu des extractions de gravier qu'est née cette appellation.

      Pé de Bio

      Il ne s'agit pas d'un lieu-dit des Barthes, mais d'une enclave de Castelsarrasin, à la forme de "pied de boeuf", dans notre territoire communal. La fertilité du sol et la situation en bordure du Tarn, sur un bon kilomètre, ne sont pas de nature à mettre un terme à cette anomalie cadastrale.

      Camp de Lizac

      Au bord du Tarn, en aval du quartier de l'église, son nom évoque une appartenance au village situé en vis à vis et qui avait établi son port sur cette portion de notre territoire communal.

        Rouby

        Autre lieu-dit près du Tarn, à la limite de Castelsarrasin. Ce nom serait lié à la présence d'un canal d'évacuation des eaux marécageuses vers la rivière. A rapprocher de "roubine" que l'on trouve en langage languedocien.

        Bordevieille

        Près de Rouby, ce nom occitan à demi francisé atteste de l'existence d'une importante ferme ancienne.

        Laurets

        En occitan, un lauret est un boeuf de travail de couleur bai-clair et aux cornes relevées, tel qu'on le connaissait ici encore il y a une soixantaine d'années. L'endroit où on le rencontrait en nombre, vu la fertilité du lieu, aurait pris tout naturellement son nom.

        Les Cardonnets

        Ce nom vient du latin carduus, devenu cardon en occitan. Le cardonnet était un champ de chardons à foulon, ou chardons des bonnetiers. L'artisan qui pratiquait le métier de cardeur était "lo cardaïre". Coïncidence naturelle pour notre cas, "lo cardaïre", ancêtre de Roger Belard que les plus anciens d'entre nous ont connu, habitait précisément à proximité des Cardonnets.

        Camp de la grange

        Près du nouveau village, domaine actuel d'André Belloc, ce nom français rappelle l'existence en ce lieu d'un bâtiment agricole de quelque importance.

        Los Balots

        Il semblerait que "balots" soit une déformation phonique de "balats", fossés, en occitan.  Le sol de terre argilo-calcaire expliquerait la présence de nombreux fossés d'écoulement des eaux pluviales. Les puristes en onomastique (étude des noms de personnes et des noms de lieux) pensent qu'il s'agit là, à l'origine, de deux mots latins, "val", la vallée, et "lutosam", boueuse, qui par contraction et réunion ont donné "valuts", "bahuts", et enfin "balots".

        Lissard

        Variante de l'Eissart, (du latin de basse époque ex sartum), lieu mis en culture après défrichement. La proximité du château des Barthes (au lieu dit "La pescaille") et celle du village comtal associé (le Vieux village d'avant 1930), expliquent clairement cette origine.

        L'Eglise

        Quartier situé autour de l'église paroissiale et qui constituait, en fait, un deuxième village au Moyen Age, le premier se situant près du château, au Trel.

        Le Trel

        Ce lieu-dit veut sans doute rappeler la présence d'un puit dont on remontait autrefois l'eau dans un seau en tirant sur une corde passant dans la gorge d'une poulie. C'était, avant 1930, le croisement entre la route départementale 79 venant de Saint Porquier et le chemin vicinal n°1 reliant les Barthes à Labastide du Temple, près de l'ancien village.

        L'ancien village

        Quartier où se situait le centre du bourg avant la terrible inondation de 1930.

          La Motte des Argigals

          Le terme "Argigals" signifie terre argileuse d'alluvions.

          La Motte des Argigals est le haut lieu de l'histoire de notre commune. Non pas tellement par l'altitude, car la dite "motte" n'était qu'une modeste levée de terre artificielle sur laquelle campait une garnison romaine, en bordure de la voie baptisée par la suite "Camin Peyrat", reliant le camp retranché de Saint Porquier au gué du Tarn, juste en amont du barrage actuel.

          Mais c'est sur cet emplacement qu'on a trouvé, au XIXe siècle, un trésor de 345 pièces d'argent neuves, à l'effigie de la République Romaine, donc antérieur au premier empereur Auguste, couronné en l'an quatorze avant Jésus-Christ. Malheureusement ce trésor a subi des avatars après sa découverte, en bordure du chemin de la Marque, reliant le village à la maison de notre ancien maire, Georges Maurel. Si bien qu'il n'en reste aucune trace contrôlée aujourd'hui (Cependant, d'après M. Jean Boutonnet, les pièces de ce trésor, étant neuves, auraient permis l'étalonnage de pièces trouvées ailleurs et auraient été transportées à Paris dans ce but.)

          Als Camps

          Comme le nom occitan l'indique, il s'agit d'une grande étendue sans habitation, à l'exception de la ferme transformée en résidence de notre ancien maire, Georges Maurel.

          Esquirol

          Nom occitan de l'écureuil. Cette appellation pourrait provenir de la présence de ce gracieux mammifère en liberté dans le secteur.

          Pièces nobles

          A la différence de "Pé de Bio", il s'agit d'une enclave des Barthes dans Castelsarrasin, en bordure du chemin conduisant de Rouby au Cougé. Le nom rappelle sans doute l'appartenance de ces parcelles à un grand propriétaire noble du secteur.

          Camp del Faouré

          Le champ du forgeron. Même remarque que pour "Pièces nobles", c'est une enclave des Barthes dans Castelsarrasin.

            Cazal Loung

            C'est le nom occitan d'un jardin potager, de forme allongée.

            Cayre

            Du latin "quadrus", carré, on est passé successivement à la notion d'angle, puis de "coin". A noter que ce lieu-dit se situe à la jonction des voies en provenance de Saint Porquier d'une part, et de Castelsarrasin-Moissac d'autre part.

            Gravis

            Allusion à la présence d'un sol avec gravier, comme pour La Grave.

            Sauzet

            Du latin "salix", le saule, on est passé à l'occitan "sauze", l'arbre, et à "sauzet", plantation de saules. Il est intéressant de noter que le lieu-dit est un des plus bas de la commune, d'où la présence supposée de nombreux saules avant la mise en culture totale.

            Roquefort

            Difficile d'assimiler ce nom à la présence d'un grand rocher, aux environs de l'ancien Gouges, de la commune de Castelsarrasin. Par contre, il faut plutôt y voir la référence à un ouvrage fortifié y existant au Moyen-Age.

            Carrefour du château

            Cette appellation toponymique conforte la thèse de l'origine du nom précédent, puisque les deux lieux-dits sont voisins.

            La Carretière

            La voie actuelle RD 79 était utilisée par les charrois (de l'occitan carretas) assurant le trafic routier vers La Ville Dieu du Temple, Saint Porquier et Castelsarrasin et a donné son nom au secteur traversé.

            Bureu

            Origine assez obscure. Soit ce nom est dérivé de l'occitan ancien "Bora", désignant un terrain en déclivité, soit son apparition est plus récente et a trait au bureau de l'octroi, situé sur la voie de Castelsarrasin  aux Barthes, à la limite des deux communes.

            Bonnafous

            Lieu-dit jouxtant Jean-Bru et La Carretière. Nous avons ici un exemple d'origine de nom controversée : soit un dérivé de l'occitan "Bona Font", bonne fontaine ou bonne source, soit un prénom mystique devenu nom de famille et signifiant "qu'il soit sous d'heureux auspices" (en vieil occitan "Bona Fos").

            Jean Bru

            C'est le nom d'un propriétaire important d'autrefois, composé d'un prénom français et d'un patronyme occitan, à une époque où le français commençait à supplanter cette dernière langue, vraisemblablement au XIXe siècle.

            à suivre